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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 11:09

 

Nous sommes tous égaux.

Non. Je plaisante.

En fait, on devrait dire que nous sommes tous potentiellement égaux. Et encore ! C'est pas tout à fait juste non plus. Mais bon.

Prenons une cellule. Si on la prélève dans le foie, c'est, par exemple, une cellule hépatique ; si on va la chercher dans la peau, on la trouvera peut-être parmi les kératinocytes (cellules de l'épiderme, nous dit wikipédia), et ainsi de suite : chaque organe a son paquet de cellules spécialisées qui vont jouer un rôle bien défini (et pas un autre). Alors même que, au départ, toutes ces cellules étaient semblables. Donc, celle qui s'est spécialisée dans la peau aurait très bien pu se retrouver à la place de celle qui est maintenant dans le foie. D'ailleurs, cela se fait. Il existe des manipulations cellulaires de ce genre de nos jours : on greffe des cellules de la peau sur le foie et ces cellules sont reprogrammées pour effectuer le travail qu'on attend d'elles au niveau du foie.

 

Tu vois le truc ? Au début, tout le monde est pareil, mais la fonction qu'on nous oblige à effectuer fait de nous quelqu'un d'autre. Bon, il est vrai que certains ont des prédispositions pour certaines choses auxquelles d'autres sont imperméables (il y a une part d'héritage génétique, sans doute), ce qui nous rend un peu “rigides” ; mais dans l'ensemble, nous sommes tous potentiellement égaux, c'est-à-dire qu'on est tous plus ou moins capables de faire tout (dans les grandes lignes). On n'est pas comme des fourmis qui ont un programme prédéfini en elles et ne peuvent pas changer de rôle en cours de route. Une fourmi-soldat restera soldat toute sa vie et une ouvrière restera ouvrière. Chez l'homme, par contre, il est possible de changer. On peut théoriquement jouer tous les rôles. Seulement, une fois qu'on y est, on s'est spécialisé et il est difficile de faire autre chose.

 

Certains se sont spécialisés dans la direction des autres. Ils estiment qu'ils peuvent nous diriger. Et ils nous considèrent comme des pions qu'ils déplacent à loisir. Ils jouent avec nous. Ils parlent de flexibilité, ce qui signifie qu'ils nous poussent à changer de rôle selon leurs besoins. Mais eux-mêmes, ils ne changeront pas ; ils resteront ceux qui nous dirigent.

Le problème est que cette poignée d'individus a le sentiment que les premiers rôles sont pour eux et que la majorité d'entre nous ne doivent rester que des figurants. Le scénario est pourri. Ils s'en rendent peut-être même compte, mais ils n'ont pas envie de lâcher leur rôle qu'il jugent important ou tout au moins d'un intérêt général (pour eux et les leurs). Et donc, ils ne veulent pas qu'on écrive un meilleur scénario. Ils ont tout intérêt à ce que les choses restent en l'état, même si cela implique l'effondrement total du système. Ils estiment (peut-être à raison) qu'ils pourront rebondir et se retrouver en bonne posture si un chamboulement survenait. Ils ne sont donc pas inquiets. Et nous, on les cautionne. Car nous sommes conditionnés pour leur obéir et leur rester subordonnés.

 

Si les choses étaient mieux faites, on redéfinirait le rôle de chacun : on laisserait chacun choisir librement ce qu'il ou elle a envie de faire, qui diriger et par qui se laisser diriger ; on aurait, bien entendu, des contraintes, mais celles-ci ne viendraient pas de lois abusives, insensées et injustes ; elles viendraient du bon sens qui œuvre pour la cohésion sociale plutôt que pour la fracture ; elles viendraient du besoin de vivre dans un environnement viable et non une nature qu'on pollue et dérègle …

Mais, je rêve, je rêve …

 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 16:16
Nous sommes tous... 

Onze septembre 2001 :
Manhattan World Trade Center détruit
Nous sommes tous des américains
Même si parfois ça m'ennuie

Onze mars 2004, là c'est le ras l’bol :
Atocha : quatre Ceranias pulvérisés.
Nous sommes tous des espagnols,
Même si personne ne l'a vraiment clamé !

Insurrections anti-coloniales,
Guerres civiles, les années de plomb, coups d'Etat,
Juntes militaires, génocides, régime dictatorial,
Purifications ethniques, guerres saintes, enfants-soldats,
Diaspora, exodes, intifadas, terrorisme islamiste...

Première guerre mondiale,
Seconde guerre mondiale,
Première guerre indo-pakistanaise,
Première guerre israélo-arabe,

Il y en a eu bien d'autres depuis...

Birmanie, Bolivie, Paraguay, Colombie,
Argentine, Guatemala, Equateur, Chili,
Madagascar, Liban, Irak, Iran, Algérie,
Espagne, Italie, Yougoslavie, Chypre, Tchétchénie,
Corée, Vietnam, Biafra, Malaisie,

La liste est longue...

Partout dans le monde :
Putschs, conflits, guerres, guérillas.
Nous sommes tous des victimes,
Mais moi, je veux qu'on arrête ça !

Mais bordel ! où est-ce qu'on va ?!
Moi, je veux qu'on arrête ça !

Je n'ai pas demandé à naître dans un tel monde.
Je refuse de cautionner des actes si immondes.

Mais bordel ! où est-ce qu'on va ?!
Moi, je veux qu'on arrête ça !

 
Dragan Matic, avril 2004

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 20:08

Nous sommes tous aliénés.

L'individu n'a que ses sens qui le relient au monde extérieur. Il capte les informations qui viennent à lui par l'ouïe, l'odorat, le toucher, la vue et le goût. Ces informations vont être dirigées vers son cerveau afin que celui-ci les traite. Il va les trier, les cataloguer, les étiqueter, les relier avec ce qu'il a déjà en stock. Ce travail va le conduire à élaborer des concepts (notions) et des idées (schémas d'enchainements de ces notions), constituant ainsi un réseau plus ou moins compact et plus ou moins cohérent, et qui représenteront le vécu de l'individu. Et, par extension, ce réseau fera partie de sa personnalité.

Donc, à chaque fois que son réseau interne change, sa personnalité évolue. A chaque fois, il devient un peu plus UN AUTRE. C'est en cela qu'il s'aliène.

Bon. En soi, ça n'a rien de grave. Nous en sommes tous là. Mais, pour les sceptiques, je voudrais juste préciser : regardez un peu comment vous êtes maintenant et comment vous étiez il y a quelques années ; vous avez changé. Dire que vous vous êtes aliéné, ne dit rien d'autre que ça.

Fort de cette constatation, allons plus loin.

Nous avons vu que nos sens sont notre unique source de perception du monde, mais nous avons également la capacité d'agir dans ce monde en émettant ce qu'il y a au-dedans de nous. On le fait oralement en émettant des sons, ou par écrit ou par des mouvements de notre corps... Tout cela est capté et interprété par les autres à leur façon. Ce qui signifie que les messages qu'on souhaite transmettre, consciemment ou inconsciemment, ne sont pas forcément perçus comme nous l'avons imaginé. Mais, passons. Le point important ici est que, nous-même, nous sommes capables de modifier le réseau d'idées des autres. Donc, nous avons la capacité de les aliéner.

Ce qui nous intéresse ici, c'est le rapport de force entre nous, individus membres de la société, et le corps dirigeant ou le groupe des décideurs.

La communication est, pour les gens de pouvoir, un outil puissant. Car c'est lui qui va sciemment nous aliéner, nous façonner à son image, i.e., à l'image qu'il voudrait voir en nous. Le vendeur voudra qu'on achète, et il communiquera par tous les moyens afin de nous y inciter. Le politicien voudra qu'on l'élise, et il usera de tous les moyens pour y arriver. Quand il sera en place, il voudra qu'on croit que tout ce qu'il fait est pour notre bien et que tous ceux qui disent le contraire ne sont que des ... et là, il a le choix, selon les circonstances, que des jaloux, que des ignorants, que des perturbateurs, etc.

Quand la communication va d'un petit groupe de gens puissants vers une grande masse, cela s'appelle de la propagande. Mais, si nous nous accordons tous à penser que la propagande est le fait des pays totalitaires, peu d'entre nous voient que, nous-mêmes, nous en sommes victimes tous les jours. De fait, les infos qu'on lit ou entend ici ne sont pas les mêmes que là-bas. Ici, nos dirigeants ont certaines intentions et défendent certains intérêts, là-bas, ils en ont d'autres.

Tout ceci nous mène à penser que la politique n'est, en fin de compte, que l'art de communiquer. C'est ce que ressent la majorité d'entre nous, et c'est ce qui fait qu'on n'y croit plus. La preuve en est la morosité générale et les forts taux d'abstentions lors des différentes élections.

Le discours actuel est : tout va mal, ne cherchons pas d'où vient la crise, elle est là, mais heureusement, je suis là ausssi et, ensemble, on s'en sortira, à condition que vous fassiez ce que je dis, et, bien entendu, que vous me réélisiez, car il faudra maintenir ce cap pendant un certain temps. Et, comme il y a toujours, un certain nombre de gens qui y croient, ça marche.

Le fait est que, dans l'opposition, personne ne fait mieux. Et tout ce qui va au-delà est jugé farfelu, extrémiste, dangereux, irréalisable, etc. Ainsi, on écarte subtilement, sans trop d'efforts, les empêcheurs de tourner en rond.

Le pire, c'est que vous-mêmes, vous êtes tellement conditionnés que vous faites le jeu de nos dirigeants. Vous ne voyez pas qu'il nous mènent en bateau. Même quand vous êtes révoltés et voulez que ça change, vous ne pouvez rien faire d'autre que de proposer des recettes qui n'ont jamais marché, et rejetez d'un revers de la main les propositions qui mériteraient qu'on s'y arrête.

Les anarchistes crient ni dieu ni maître, mais ils ne se donnent pas les moyens de mettre en place un système où leurs semblables ne seront ni des dieux ni des maîtres. Au lieu de ça, ils proposent des solutions totalitaires, en imaginant naïvement que tout le monde devra, comme un seul homme, se comporter en frère avec ses semblables. Et ils sont prêts à prendre la matraque pour les y inciter.

Quant aux doux rêveurs qui pratiquent la politique de l'autruche, ils préfèrent construire leur petit ilot de paix, à la manière d'une secte, en espérant vivre en autarcie et gommer les problèmes plus globaux, en refusant de les regarder.

Osons donc ouvrir les yeux, les oreilles, la bouche et tout notre entendement pour enfin élaborer puis mettre en place un système sans précédant qui sera sensé convenir à la plupart d'entre nous, car il se ferait dans le respect et la dignité humaine. Et je ne dis pas ça pour vous embobiner, mais parce que c'est ça qui doit être au centre de nos réflexions tout au long de l'élaboration d'un tel système.

Alors, au travail ! Au lieu de tergiverser.

 

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 19:27
Nous sommes tous racistes !
Dès lors qu'un individu nous insupporte ou nous énerve, pour une raison ou pour une autre, dès lors que nous éprouvons des sentiments négatifs à son égard, si, de surcroît, nous décelons en lui un signe particulier, on associera (bêtement) tous ceux qui présentent cette même particularité, à cet individu. Et notre sentiment négatif s'étendra à toute la population qui présenterait ce signe particulier. C'est une réaction impulsive qui n'a que peu de rapport avec la raison, et qui va faire naître le racisme en nous. Ce racisme est alors entretenu de différentes manières, qui ont encore moins de rapports avec la raison que notre première impulsion.
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 19:26
Nous sommes tous autistes !
"Il y a un petit rain man en chacun de nous", dit un scientifique qui suit le fameux génie autiste Daniel Tammet. Et, en effet, chacun de nous a ce potentiel en lui de relier des concepts d'un certain niveau à ceux d'un autre niveau, et à partir de cet autre niveau, faire des associations qui donneront facilement un résultat communément jugé difficile à obtenir... Pour les plus scientifiques d'entre vous, c'est comme la Transformée de Fourier : la corrélation de 2 signaux est fastidieuse à calculer, mais si on la transforme selon la methode proposée par Fourier, il suffit de faire une multiplication et de faire une transformation inverse du résultat. Dans le principe, le cerveau de Daniel Tammet fonctionne de la même façon avec les nombres : il voit une forme pour chacun d'entre eux ; il lui suffit de les assembler d'une manière dont il a (inconsciemment) le secret, et de "lire" le résultat, en re-convertissant la forme résultante en suite de chiffres.
Mais, nous sommes également tous autistes pour une autre raison : nous ne sommes pas reliés les uns aux autres. Notre société, que nous avons choisie, nous a poussé, par un excès d'individualisme, à construire une paroi plus ou moins épaisse autour de nous pour nous séparer des autres. Nous communiquons, certes, mais c'est pour ordonner et pour convaincre. Nous aimons, certes, mais c'est notre image en l'autre que nous admirons. Nous écoutons, certes, mais ce sont les arguments qui vont dans le sens de nos propos que nous applaudissons.

"Je ne vis pas ma différence comme un handicap, car nous sommes tous différents".
Kim Peek (autiste qui a inspiré Dustin Hoffman pour Rain Man)
"Je vois la mesure du QI comme une attribution arbitraire de nombres à un être vivant, un peu comme un des 12 signes astrologiques..."
Daniel Tammet
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