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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 17:36
 

 

Le populisme, c'est une tendance à défendre les intérêts du peuple dans la société.

L'élitisme, c'est la tendance à défendre les intérêts d'une élite aux détriments de la masse.

Mais, ne nous y trompons pas : les représentants de l'une ou l'autre de ces tendances ne prêchent que pour leur paroisse. Pour le dire plus crument, les femmes et les hommes politiques, de quelque bord qu'ils soient, ne pensent avant tout qu'à leur siège et à leur confort personnel. Parler, c'est juste leur métier. A la fin de la journée, ils rentrent à la maison et se retrouvent avec les leurs pour vivre leur vie confortable.

 

Alors, imaginons un mot inventé de toute pièce qui n'existe a priori dans aucun dictionnaire : blavrad.

On pourrait, à partir de là, créer deux groupes d'individus.

Les premiers diraient quelque chose comme : « Si, comme moi, vous attachez de l'importance aux vraies valeurs de la Nation, si, comme moi, vous respectez la mémoire de vos ancêtres, etc., alors vous êtes un blavrad, fier de l'être. »

A contrario, les autres tendraient à rendre le sens de ce « mot » négatif et péjoratif en parlant de blavradisme primaire ou d'attitude blavradesque ou de discours bassement blavradisant... Ils n'auraient pas besoin d'en dire plus. Ce serait déjà suffisamment dégradant comme ça.

Et, aussitôt, on aurait 2 partis politiques qui s'affronteraient violemment. Violemment, mais verbalement. Et chacun d'entre eux aurait ses partisans et ses sympathisants, ainsi que ses détracteurs.

En fait, ce n'est que du spectacle. Rien d'autre.

Le peuple aime le spectacle. Il en est victime. Mais il continue d'applaudir. Et il en redemande. Il ne s'en lasse pas.

Les gens espèrent que ceux qui tiennent les rênes pourront les sortir de leur misère. Mais, en réalité, ceux qui tiennent les rênes ne peuvent faire que deux choses : soit ne rien améliorer du tout, soit faire empirer la situation de ceux qu'ils sont sensés représenter.

 

Nous tous, nous savons cela. Mais nous nous sentons pieds et poings liés car nous ne voyons aucune alternative. Nous ne voyons pas comment faire autrement. Et même quand un énergumène comme moi avance une nouvelle idée, qui pourrait ressembler à une solution à tous les problèmes, cela suppose tellement de changements, tellement de chamboulements, tellement d'efforts et d'énergie à dépenser... pour un résultat incertain, qu'on est vaincu d'avance. Alors, on rentre dans sa coquille en bougonnant et on laisse exploser sa colère sur ses enfants qui ont fait un peu trop de bruit en jouant. Et le lendemain, on retourne bosser pour un patron qui se frotte les mains. On retourne bosser, parce qu'on s'estime heureux d'avoir du travail dans un contexte où beaucoup sont au chômage. On courbe l'échine et on accepte tout, comme des chiens battus.

On ne veut pas ou on ne sait pas dire « stop ! ».

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Published by Dragan Matic - dans Prises de conscience
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