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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 14:00
 

Il existe deux formes de racismes : la première a été brièvement évoquée dans le billet intitulé simplement « racisme » (on pourrait l'appeler « racisme primaire »), alors que la seconde serait plutôt un « racisme intellectuel » ou né d'une certaine idéologie.

C'est sur ce racisme-là que je veux m'arrêter ici.

 

En fait, c'est simple. On peut distinguer 2 types d'idéologies sociales : celle qui met l'individu au centre de ses préoccupations et celle qui y met une entité plus globale, telle que la Nation.

Une idéologie bâtie autour de l'individu est dite de gauche ; la société est sensée s'organiser de telle manière qu'elle donne un certain confort et bien-être au plus grand nombre. Elle s'oppose à une idéologie dite de droite pour qui la Nation est centrale et où l'individu y est, par conséquent, subordonné. Dans cette logique-là, la Nation devant rester intègre, une et indivisible, on ne tolèrera pas qu'elle soit attaquée, malmenée ou « défigurée ». On aura une idée assez précise des valeurs de la société dans cette Nation, et on vivra comme des attaques toutes les tendances visant à changer cette image.

Ainsi, pour l'homme de gauche, l'attitude de l'homme de droite sera vue comme du racisme là où l'homme de droite n'y verra que de la défense contre une agression à l'encontre de sa Nation. Et de cette opposition de vues naîtra le dialogue de sourds que nous connaissons.

 

A la lumière de ce qui vient d'être brièvement exposé, on peut comprendre que la question de l'identité nationale soit centrale pour l'homme de droite, qui a besoin de se refaire une image nette de ce que représente sa Nation dans la réalité d'un pays où bien des changements se sont produits depuis quelques décennies. Changements qu'il vit comme des distorsions qui auraient effectivement défiguré l'image qu'il avait de la France.

Or, pour moi, une fois de plus, le débat n'est pas là.

Il ne faut pas s'enfermer dans une idéologie et user son intelligence à la défendre, quelle qu'elle soit. De gauche ou de droite, l'idéologie est fausse. Car on ne vit pas d'idéologies. Ce qu'il faut, c'est du pragmatisme.

Une idéologie implique forcément un chef : le garant de cette idéologie. Adhérer à l'idéologie, c'est voter pour ce chef et lui remettre les clefs du pouvoir. Autrement dit, c'est accepter de se soumettre à sa Loi. Il prendra des décisions au nom de cette idéologie. Et, prisonnier de notre propre adhésion à l'idéologie, on devra céder.

Combien de décisions ont ainsi été acceptées, voire applaudies ! Combien de guerres, combien de spoliations, combien d'arnaques !

Non. Il ne faut suivre aucune idéologie. Rester pragmatique, c'est décider au cas pas cas. On doit tous être impliqués dans les décisions qui se prendraient, au cas par cas. Que ce soient des questions d'ordre social ou économique. Sur toutes les questions qui nous interpellent, sur toutes celles pour lesquelles on se sent concerné, nous devons pouvoir donner notre avis. Et il faut que cet avis compte. Il faut qu'il pèse dans la prise de décision finale. La démocratie actuelle nous autorise à donner notre avis, mais elle n'en tient nullement compte. Car, ayant voté une fois, nous sommes muselés jusqu'aux prochaines élections.

C'est ça qui doit changer. C'est là qu'est le vrai débat. C'est ça que propose l'holocratie.

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Published by Dragan Matic - dans Prises de conscience
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