Comme chacun de nous, je voudrais voir ce monde changer. Je voudrais que nos enfants puissent dire: "au moins, ils auront essayé".
Les maires font appel aux grands frères
Et les pères au fils de la Sainte Mère
Les terres se voient armées de barres de fer
Et les taux de chômeurs sur leurs pairs se resserrent.
Ces cités atteintes de cécité
Frappent partout à l’aveuglette
Né de ces cités, je suis dans la nécessité,
Et je n’ai que la rage en tête.
Roué de coups par des flics devenus fous
Coquards, gnons, beignes au rabais !
Tuméfié ! Chié !
Tout bleu, pas trop logique
J’ai les yeux des orbites qui giclent.
Qu’est-ce qu’on gagne à cette castagne ?
La gloire de mon père ? Un sang d’hier !
La faute à Voltaire, pas de quoi être fier,
J’suis bon pour le bagne
Cette connerie sent l’borgne !
Et les distributeurs de shit qui lorgnent :
La came, elle est où ?
Trafic aérien avec les bons aryens
Protégés par le régime panaméricain
Alimentant la racaille qui nous gouverne.
Balivernes ?
Stop !
Recouvrons nos esprits. Entendons raison.
Revenons au calme, mais sans relâcher la pression.
Naissez cités ! Faites loi !
Mais ne marchez pas au pas de l’oie.
Dragan Matic, janvier 2006