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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 15:07
 

 

 

Chaque individu s’intéresse à un moment ou un autre de sa vie aux 4 domaines d’activités suivants :

  • Les Sciences Naturelles, qui tentent de lui donner des réponses à ses interrogations sur la nature qui l’environne, ainsi que la sienne propre

  • La Religion, liée de façon plus ou moins consciente aux interrogations précédentes et qui le projette dans un espace insondable et invérifiable par un quelconque outil autre que son propre entendement

  • L’Economie, qui représente le mode opératoire des échanges entre les membres de la société dans laquelle il est impliqué

  • La Politique, qui est la manière dont cette société s’organise

Nous nous intéressons ici à cette organisation sociale, mais sans oublier les autres aspects qui sont au centre des intérêts de chaque individu.

Ceci est légitime, car tout au long de notre Histoire, les civilisations ont évolué en intégrant d’une façon ou d’une autre les 4 domaines mentionnés. Très vite, en effet, la Religion a été un point central sur lequel la Politique s’est appuyée pour gérer la société*. Les Sciences lui ont été subordonnées, ainsi que les lois qui permettaient de gérer notre manière de faire du commerce.

Cependant, on peut regretter que, jusqu’à présent, aucune des organisations sociales passées ou présentes ne se soit avérée pleinement satisfaisante pour la grande majorité des individus, qui les subissent plus qu’elles ne les intègrent.

Aujourd’hui, un jeune qui veut « entrer dans la vie active » aura eu une formation plus ou moins adéquate, qui aura débuté par une scolarité de base, puis elle se serait ensuivie d’enseignements divers qui l’auraient préparé, en principe, à affronter cette vie active, c’est-à-dire, à s’intégrer à l’organisation en place, en se positionnant de la meilleure façon possible par rapport à son degré d’assimilation de toutes les phases du développement dont il aura été l’objet. Son développement, on le voit, ne vise qu’à intégrer les structures en place, et non à les modifier. Sont amenés à apporter d’éventuels changements dans l’organisation sociale, ceux qui auront suivi un enseignement spécial qui n’est pas ouvert à tout le monde. Il s’agit donc d’une certaine élite.

Evidemment, tel jeune peut prendre le contre-pied, en ne suivant pas le chemin « classique », tout tracé, qui lui est proposé, pour acquérir l’expérience d’une alternative. Il s’intéressera éventuellement aux mouvements politiques qui prônent la rébellion ou la révolution, jusqu’au moment où il rentrera dans les rangs. A moins qu’il ne devienne élément marginal qui perturbe la société sans rien lui apporter.

Naturellement, il existe d’autres voies non « classiques », mais cependant conservatives, qui motivent certains jeunes. Celles-ci consistent à se conformer à l’esprit des institutions, mais en tentant de trouver, parmi les moyens qui leurs sont donnés, des « filons » qu’ils pourront exploiter pour s’enrichir sans avoir eu besoin de suivre le long cursus d’enseignement laborieux que leurs petits camarades suivent docilement.

C’est en fonction du choix des uns et des autres que la société évolue dans telle direction plutôt que telle autre. Et force est de constater que, dans notre société moderne, le commercial a pris très nettement le pas sur le religieux ou le scientifique. La science, en voulant répondre à nos interrogations, n’apporte que de nouvelles questions. Les réponses théologiques, quant à elles, ne semblent plus soutenir le moral des troupes. Et les politiciens avouent leur impuissance à contenir le rouleau compresseur mis en branle par l’Economie de marché qui lamine tout sur son passage.

Le malaise s’est emparé du plus grand nombre d’entre nous, face à la précarité de leur situation, dont ils viennent de prendre conscience, ainsi que du caractère alarmant qu’on mesure dans la dégradation de tout l’environnement où on vit, et c’est ce qu’on appelle la « crise » ; crise sociale qui fait suite aux crises financière, industrielle et politique.

Les politiciens s’emploient à juguler cette crise et à « remettre de l’ordre » dans cette cohue et dans la panique qui gagne la population. Mais les événements récents comme le Sommet de Copenhague nous montrent à quel point leur pouvoir est au service des vrais décideurs qui sont, avant tout, les banquiers et les directeurs des entreprises multinationales.

La solution ne viendra donc pas de ce côté-là. Certes, ils proposeront une « solution », mais on peut très bien imaginer à quel point elle sera désastreuse pour la grande majorité d’entre nous.

En fait, dans notre Histoire, il y a eu 2 grandes périodes de réorganisation sociale qu’on peut marquer symboliquement par La République de Platon et Le Contrat Social de Rousseau. Mais, curieusement, après Platon s’en est suivie une longue période de monarchie, et la Révolution Française après Rousseau n’a apporté aucune amélioration notoire au peuple, qui est passé du stade de servage à celui d’exploité industriel.

Certes, nous avons désormais le droit de voter, d’exercer librement notre culte et de nous exprimer sans peur de représailles. Ce qui, en soi, est une avancée énorme. Mais, en réalité, ceci souligne à quel point nous étions mal lotis avant d’avoir acquis ces droits élémentaires.

 

A présent, il est grand temps de s’arrêter pour réfléchir à une société « adulte », basée sur le respect mutuel, la justice sociale et la préservation de la nature. Car sans tous ces éléments, aucune société viable, durable et stable ne peut être construite.

Parler de société adulte, c’est cesser de s’organiser à la manière patriarcale ou matriarcale ; c’est cesser de se créer un Père ou une Mère pour se conduire en enfants qui auraient besoin de son aide, qui se blottiraient dans son giron ou qui auraient des comportements de rebelles ou de voyous.

Parler de société adulte, c’est trouver enfin une organisation sociale digne d’être acceptée de tous, sans que quiconque ne s’en trouve lésé (à l’exception, bien entendu, de ceux qui ont accumulé une quantité de biens dont ils ne voudront pas se dessaisir ; mais, même ceux qu’on appelle « nantis », s’ils sont raisonnables, ne devraient pas avoir à trop en souffrir).

Cette organisation, peut-elle être basée sur l’Economie comme c’est le cas actuellement ? Ou doit-elle s’appuyer sur la Religion comme cela a été jusqu’à présent chez nous et comme cela continue d’être dans certains pays voisins ? A défaut, doit-on, pour autant, imposer une autocratie ? Ou alors, doit-on se baser sur une gestion scientifique de notre société, comme le proposent certains modèles alternatifs ?

 

La solution proposée ici, répond en partie par la négative à toutes ces interrogations, mais en partie seulement. Car, en effet, s’il est inévitable de baser la société sur l’Economie, il reste à définir quelle devrait être la meilleure façon de la faire ; s’il est évident que la religion joue un rôle majeur dans la vie de chacun (à un moment ou un autre), il faut définir sa place dans la société ; si une structure sociale coercitive n’est pas de mise, elle doit cependant avoir une certaine rigidité dans sa flexibilité ; et enfin, sans tout miser sur la science, il est évident qu’aucun progrès technique ni intellectuel ne saurait être fait sans elle.

 

Nous voulons donc définir ici un cadre à l’aide d’un mécanisme qui laisserait de grands degrés de liberté à chacun d’entre nous tout en empêchant les débordements des extrêmes en tendant à proposer aux citoyens d’agir vers le bon sens (protection de l'environnement et respect des autres, que ce soit au niveau de l'individu ou de groupes ethniques...). Il devrait laisser à chacun le loisir de choisir ce qu'il veut et donc de s'épanouir entièrement, car personne n’est né pour subir le joug de ses semblables.

C'est une gageure, mais il parait clair qu'un modèle de société digne de ce nom doive, de nos jours, être pensé dans ce sens.

 

Cependant, pour toucher du doigt l'ampleur de la difficulté de réaliser un tel ouvrage, réfléchissons à ce que signifie de s'organiser en société.

Il apparaît assez vite que cela implique de définir des activités qui incomberont à une portion la plus large possible de la population, de manière à ce que l'ensemble tourne de façon cohérente. Cette cohérence et cette nécessité de demander un engagement à la majorité d'entre nous posent trois questions majeures :

  1. comment mobiliser les individus pour faire ce qui doit être fait ?

  2. qui détermine ce qu'il y a à faire ?

  3. comment ?

 

De manière générale, il existe 3 façons de pousser les gens à agir :

  1. on le leur impose ; mais dans ce cas, ils deviennent des esclaves, ce qu'on ne peut pas accepter

  2. on les convainc de la nécessité de la chose en faisant appel à leur responsabilité, en se basant sur le volontariat ; mais la nature humaine étant ce qu'elle est, la motivation s'érode avec le temps, et le procédé, même s'il paraît être le plus juste qui soit, finit par s'étioler, ce qui tendra à nous faire retomber dans le cas 1)

  3. on use d'un artifice qui permet de motiver les gens en permanence.

 

Ainsi, c'est au moyen d'un artifice qu'il faut opérer, vu qu'il n'y a pas de meilleure solution. Or, ce qu'on a trouvé de mieux jusqu'à présent, pour ce-faire, c'est l'argent.

Cependant, l'argent, défini comme il l'est actuellement, a fini par nous conduire, lui aussi, au cas 1) : on le constate amèrement dans notre vie de tous les jours.

La conclusion est donc qu'il faut définir une autre Economie. C'est le propos de la section "Réponse Economique" de ce manifeste.

 

Pour la question suivante ("qui détermine ce qu'il y a à faire ?"), la réponse la plus correcte devrait être : nous, le peuple. Mais, est-ce réaliste ? Ou plutôt, comment faire pour que cela le devienne ? C'est ce que nous discuterons dans la partie "Réponse sociale".

 

 

Cependant, la première réponse, nous la chercherons dans la quête du sens de la vie pour comprendre pourquoi seul un système comme l'holocratie peut se justifier. Ce sera notre "Réponse philosophique".

 

Mais, avant de tenter de trouver des réponses, analysons quelque peu comment on en est arrivés là et ce qui nous est proposé pour nous sortir de cette crise.

 

 


* Nous parlons de sociétés englobant toute une nation et pas seulement une petite communauté d’individus.


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Published by Dragan Matic
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