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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 20:07

 

Question : L’holocratie peut-elle prétendre résoudre tous les problèmes actuels, à savoir, les problèmes écologiques graves (réchauffement climatique, trou de la couche d’ozone, stockage des déchets nucléaires radioactifs, déforestations, déséquilibres des écosystèmes avec la surpêche ou la contamination des eaux par les pesticides ou les déchets industriels, pollution atmosphérique, etc.), et les problèmes économiques et sociaux (pauvreté, précarité, surpopulation, famine, guerres…) ?


Réponse : Si le peuple ne prend pas massivement conscience de tous ces problèmes et s’il ne prend pas conscience qu’il peut faire quelque chose – chacun d’entre nous doit prendre conscience qu’il est urgent de faire quelque chose, c’est-à-dire, simplement dire « stop ! » –, s’il ne le fait pas, ABSOLUMENT AUCUN modèle ni aucune institution ne pourra rien faire. Car la machine est lancée et seul un débrayage et un freinage total et massif peut nous sauver.


Question : Alors, à quoi bon l’holocratie ?


Réponse : C’est pour après. D’abord, il faut dire « on ne continue pas comme ça », et après, il faut savoir répondre à « comment voulez-vous donc continuer ? ».


Question : Mais, l’holocratie est-elle la bonne réponse ?


Réponse : Il faut la construire de telle sorte qu’elle soit la bonne. Elle ne doit pas être une idéologie de plus qu’on impose, mais le résultat d’une construction suffisamment rigide pour ne pas s’écrouler et suffisamment souple pour qu’on puisse l’adapter aux situations de chaque moment. Et surtout, elle doit assurer un équilibre écologique et social à tout instant, car les modèles de sociétés classiques que l’on connait (toute la palette allant de l’extrême gauche à l’extrême droite), ne garantissent aucun équilibre. Elles gèrent les affaires – éventuellement, en se succédant – jusqu’au dérèglement total, qui se solde par un renversement du pouvoir en place (accompagné ou non d’une guerre), qui promettra une amélioration. Mais on sait d’expérience qu’aucune amélioration ne vient.


Question : Quel est cet équilibre qui devrait être garanti ? Et, comment le garantir ?


Réponse : C’est un équilibre triple : individuel, social et écologique. L’individu doit être aussi libre que possible et ne plus être traité de façon indigne par la société…


Question : … L’est-il dans la société actuelle ?


Réponse : Il suffit de voir tous les « démunis » et autres individus jetés dans la précarité pour s’en convaincre. En outre, les questions environnementales devraient être nos principales préoccupations.


Question : Mais comment peut-on arriver là où tous les autres échouent ?


Réponse : Il faut ouvrir les yeux et regarder où sont les vrais problèmes, quelles en sont les causes et comment y remédier.


Question : Les vrais problèmes, on les a identifiés dès le début : ils sont écologiques, sociaux et économiques. Quelles en sont les causes ?


Réponse : On pourrait énumérer un tas de « bonnes » raisons comme les besoins de produire ou de se protéger ou encore de se distraire. Mais, in fine, c’est très simple, il n’y a qu’une seule cause, c’est l’avidité de l’individu. Cependant, on ne résout rien en disant cela.

Il faut ajouter, à la décharge de l’individu que nous sommes, que notre environnement (au sens large du terme) nous entraine à être comme nous sommes. Je suis avide parce que je vis dans un monde où l’avidité est encouragée et où l’entraide est découragée.


Question : De quelle façon ?


Réponse : Ce « besoin » de consommer n’est réel qu’en partie (c’est même une infime partie). Le gros du besoin est créé artificiellement. En réalité, il y a avant tout le besoin de vendre pour s’enrichir, et donc, de pousser les autres à acheter. Et quand on parle de s’enrichir, on parle de satisfaire le besoin de s’approprier des choses et celui de diriger des êtres. Ce sont les 2 moteurs qui font tourner notre société.

Donc, on encourage tout ce qui va dans le sens de l’enrichissement de certains et on délaisse ce qui soutiendra les plus défavorisés (car une aide coûte de l’argent et n’en rapporte pas).

Bien sûr, l’enrichissement de certains implique automatiquement l’appauvrissement de beaucoup d’autres.


Question : Mais, peut-on y changer quelque chose ?


Réponse : Il faudrait, car ce ne sont là que les règles d’un jeu injuste. Et si on veut bien faire, il faut les changer. Mais, tout seul je ne peux rien faire, si ce n’est de tenter de vous convaincre qu’il en est bien ainsi.

Le problème, c’est que, même quand on est d’accord (et toute personne qui regarde au-delà de ses petits intérêts personnels le voit), on a du mal à accepter le changement. C’est le fameux paradoxe de la grenouille qui reste dans la marmite remplie d’eau qui chauffe et finit par la faire bouillir.


Question : Bon. Admettons qu’on veuille s’en sortir. Quelles alternatives peut-on espérer ?


Réponse : En gros, il existe 2 types de modèles (du moins en théorie) : le modèle hiérarchique et le modèle anarchique. Le 1er peut être, dans le meilleur des cas, démocratique, ou, si on a moins de chance, dictatorial, en passant par une palette de variantes plus ou moins satisfaisantes. Le 2nd prône l’autogestion et maintient que la liberté et l’égalité peuvent être garanties dans un tel système à condition que la monnaie disparaisse.


Question : Quid du communisme ?


Réponse : En théorie, il devrait être une forme aboutie de l’anarchisme, mais en pratique, il s’est arrêté au niveau de la dictature.


Question : Faut-il donc bannir toute forme de hiérarchie ?


Réponse : Une forme de hiérarchie existera toujours. Dès qu’on s’organise, il est nécessaire d’avoir quelqu’un qui coordonne, voire qui prend certaines décisions pour l’ensemble d’un groupe. Mais, dans toute forme de société existante, cette organisation se mue inexorablement en appareil de coercition ou de manipulation du peuple et crée des strates sociales qui plongent une plus ou moins grande partie d'entre nous dans des situations indignes d’un être humain.


Question : L’anarchisme semble avoir un idéal plus satisfaisant. Qu’est-ce qui pèche alors ?


Réponse : L’anarchiste est trop vite arrivé à la conclusion que l’argent doit être banni et s’empêche, par là-même, de rendre son idéologie viable. Il pense, avec justesse, que si, en plus d’avoir un rôle coordinateur, un individu a accès libre à l’argent, fatalement, il deviendra un homme de pouvoir qui pourrait en abuser impunément (et, s’il le peut, il le fera).

En fait, mais l'anarchiste ne veut pas l'accepter, il faut avoir de l’argent, mais autrement.


Question : Pourquoi le faut-il ?


Réponse : Sans argent, on perd tout moyen de mesure, de quantification des activités humaines et de leurs produits. Alors, on est obligé de compenser autrement. Cela peut marcher au sein de petits groupes, mais dès lors qu’on parle de nations de plusieurs dizaines de millions d’individus, les problèmes se multiplient et deviennent inextricables.


Question : Quel genre de problèmes inextricables peut-il y avoir ?


Réponse : Des sentiments d’injustice naissent toujours au sein d’un groupe. Untel a travaillé plus et vit moins aisément que tel autre. Pendant que le 1er était occupé à produire pour la société, le 2nd s’est occupé de son propre confort… Si ce genre d’incidents se multiplie par milliers, on peut facilement comprendre que cela débouche sur des crises dans l’autogestion (ou la gestion tout court).


Question : Alors, l’argent autrement ?


Réponse : L’argent permet de quantifier le travail de chacun. Je ne pourrais pas me plaindre qu’untel a plus dans un système où l’argent est la mesure de l’effort effectué, associé aux besoins énoncés par chacun.

Plus concrètement, si chaque personne participe à la cotation des produits sur le marché ainsi qu’à celle du salaire de chaque activité (en ajoutant quelques pondérations régulatrices çà-et-là), on crée d’emblée un système autogestionnaire efficace.


Question : Cela suppose de mettre en place un outil informatique puissant et accessible à tous. N’y a-t-il pas des risques de voir plutôt se développer une société mécanisée, automatisée, robotisée… ?


Réponse : Partons de l’existant. Admettons que le nombre de personnes qui, actuellement, accèdent quotidiennement à l'Internet, aient à leur disposition le logiciel de cotation dont il est question. Serions-nous devenus une société plus mécanisée, automatisée ou robotisée qu’avant ?

En fait, c’est le contraire. On aura distribué le pouvoir qui était concentré en peu de mains à l’ensemble de la population. Ce qui implique une démocratisation et une émancipation remarquables.


Question : Et si la machine tombe en panne ?


Réponse : Là, il faut faire confiance aux techniciens qui savent pallier à ce genre de problèmes (en ajoutant des redondances de systèmes, avec des routages permettant de passer d'une machine à l'autre de façon transparente pour l'utilisateur).


Question : Mais alors, n’aurait-on pas le risque de voir s’installer une société technocratique ?


Réponse : Il est dans la nature humaine de vouloir prendre le pouvoir (même si on ne saurait pas trop quoi en faire). Mais, une société prendra la teinte de ceux qui la composent. Or, nul ne peut dire, a priori, comment on s’organisera (quel genre de métiers on choisira de faire). Et donc, la société sera technocratique si la majorité des gens le veut. Mais cela tient à nous tous de faire les bons choix.


Question : Soit, mais revenons un peu sur notre modèle : le problème écologique ne parait pas résolu à ce stade. Comment s’y prendre ?


Réponse : Cela se résout automatiquement à l’aide du système de cotation susmentionné, tout en y ajoutant une redéfinition de l’argent ainsi que de nouvelles règles transactionnelles.


Question : Comment et pourquoi redéfinir l’argent ?


Réponse : Quand on est passé du troc à la monnaie, on a rendu celle-ci universelle en ne lui adjoignant aucune unité. C’est ce qui l’a rendu populaire : avec la même monnaie, on pouvait acheter de la viande, des fruits ou du pain. Son côté pratique n’est plus à démontrer. Mais, du coup, on est allé trop loin dans l’universalisation, car, avec le même argent, on peut aussi acheter des drogues, des armes ou des produits alimentaires.

Alors, il faudrait garder le côté pratique de l’argent tout en n’autorisant pas n’importe quelles transactions n’importe comment.

L’idée est d’ajouter des nouvelles composantes à l’argent, à la valeur unique actuellement existante. Ces composantes reflèteraient le degré de dangerosité du produit au regard de certaines catégories données. Ces catégories seraient celles que l’on désire réguler tous ensemble à travers notre système de cotations. Ce pourraient être : l’individu, le groupe et l’environnement (les 3 catégories à protéger). Les cotations sur ces composantes peuvent être vues comme des taxes directement rattachées au produit et à l’activité auxquels on attribue une valeur.

Ainsi, le peuple dans son intégralité décide du prix de toutes choses ainsi que du degré de nuisances qu’il y voit.


Question : Et quelles seraient les nouvelles règles transactionnelles ?


Réponse : Là, il faut voir qu'on change de paradigme. Actuellement, quand j’ai un produit, je le vends au plus offrant et naturellement je vise à faire un maximum de bénéfice. L’Etat intervient dans ce processus pour me mettre « des bâtons dans les roues », car il faut que je déclare mon commerce (quand il s’agit d’une action répétée régulièrement). Cette intervention se solde par un prélèvement de sa part dans mes bénéfices une fois qu’il m’a donné l’autorisation d’exercer. Evidemment, à cette occasion, il peut également contrôler les produits mis en vente, qui doivent répondre à certaines normes de qualité et/ou de sécurité. Ainsi, théoriquement, l’Etat peut interdire les commerces illicites.

En pratiques, il y a, d’une part, le marché noir (qui, par définition, échappe à son contrôle) et, d’autre part, les groupes de pression qui biaisent les prises de décisions pour les tourner à leur avantage. Ces 2 phénomènes minent le bon fonctionnement théorique de l'Etat.


Question : Et comment est-ce résolu dans un système holocratique ?


Réponse : Pour ce qui est des groupes de pression (ou lobbies), dans la mesure où c’est toute la population dans son ensemble qui décide, ils ne peuvent pas lutter.

En ce qui concerne le marché noir, pour comprendre que dans un système holocratique cela est impossible, il faut se familiariser avec le concept de « transaction holocratique ».

Dans une telle transaction, le produit, une fois réalisé, appartient à une entité abstraite qu’on peut appeler « Etat », mais qui n’est pas matérialisée par un corps quelconque. En pratique, le produit reste entre les mains du vendeur, mais n’appartient pas à celui-ci. Autrement dit, quand il l’aura vendu, il n’aura rien gagné de plus que son salaire de vendeur et gestionnaire du produit. Le produit aura été, au préalable, enregistré auprès d’un institut qui lui aura attribué un prix (reflétant toutes les taxes susmentionnées), qui donnera à celui-ci son statut de « produit ». Dès lors qu’il est acheté, il n’est plus un produit, mais la propriété de l’acheteur.

Ainsi, pour résumer ce qui a été vu jusqu’ici,

  • l’extension des cotations à l’ensemble de la population permet de contrôler le prix des produits ainsi que le salaire des activités (en fonction de la perception des besoins de chacun) ; parallèlement, elle évite les problèmes de lobbyisme ;

  • par ailleurs, un mécanisme très différent de ce qui existe est proposé (la transaction holocratique) où aucun gain ne vient créditer un quelconque compte à l’achat du produit, ce qui rend toute spéculation caduque ;

  • la taxation greffée directement au produit (ainsi qu’aux activités) permet au peuple d’avoir le contrôle également de ce qu’il juge, en son âme et conscience, être prioritaire à un moment donné.

Dans un tel contexte, les priorités, qui, à ce jour, sont essentiellement écologiques pour une large part, mais également sociales, afin d’en réduire les disparités, seraient automatiquement gérées à travers l’ensemble de ces simples mécanismes. Et il n'y aurait plus aucune crise.


Question : Mais, tout ne serait pas automatiquement réglé, comme par enchantement rien qu’avec ces nouvelles règles de fonctionnement ; il faut un appareil d’Etat. Car, comment organiser la société sinon ?


Réponse : Passant en revue les ministères existant actuellement, ceux qui n'auraient plus de raison d'être dans une holocratie concernent la finance et le budget. Il n'y aurait rien à financer et pas besoin d'allouer un quelconque budget vu que l'argent serait créé selon les besoins de l'activité là où il est nécessaire (la somme étant fixée par le marché, cf. cotations).

Pour les autres, je les verrais plus comme des observatoires que comme des ministères. Ce seraient des groupes chargés de vérifier que tout fonctionne correctement dans un domaine donné, et qui se manifesteraient en cas d'anomalies.

Dans la société, il se créerait différents groupes qui auraient une influence les uns sur les autres. Par exemple, un hôpital a besoin d'infirmières, d'aides soignantes, de médecins spécialistes (chirurgiens, dermatologues, etc.). Les différents « centres de formation » ou universités se donneraient pour tâches de former les éléments qui formeraient ce corps médical. Mais, à leur tour, ils auraient besoin d'individus avec un niveau de compétence adapté pour suivre la formation professionnelle ou universitaire en question. D'autres groupes devraient donc se charger de donner ce niveau de compétence... On remonterait ainsi la chaine éducationnelle jusqu'à la source, pour finalement voir qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un système scolaire rigide, inefficace et stressant. Mais qu'il suffit que se forment des groupes qui se fixent pour but de donner à un certain nombre de jeunes un certain bagage qui leur permettra de passer à un échelon d'acquisition de connaissances plus élevé. Chacun irait à son rythme, après s'être retrouvé dans le groupe le plus adapté à sa manière de penser et d'assimiler. Et il n'y aurait aucune nécessité de compétition.


Question : Est-ce qu'il y aurait un ministère de la défense et de la sécurité nationale ou encore un ministère de l'immigration, de la cohésion sociale, etc. ?


Réponse : La Défense devrait être traitée séparément. Pour tout le reste, les groupes dont la nécessité se ferait sentir se formeraient et des groupes observateurs verraient fatalement le jour. Qu'on les appelle ministères, cela ne me gêne pas, dans le mesure où ils ne prennent pas de décisions mais se bornent à rendre compte à la population de l'état de cohérence de l'objet de leurs observations.

Par ces observations, ils influenceraient les cotations (ils joueraient ainsi le rôle de lobbies en quelque sorte, à ceci près qu'ils ne pourraient pas exercer de pression). Et ils auraient une mission vis-à-vis de l'extérieur (selon la décision du peuple), par rapport aux flux migratoires.


Question : Et pour la Défense ?


Réponse : La Défense est à part à cause du caractère secret nécessaire dans un tel corps, ainsi que de son rôle-même, qui est de se mettre au service de l'Etat en s'engageant à le défendre en cas d'agressions extérieures.

Evidemment, les systèmes « holistes », qui suggèrent que leur modèle s'applique à l'ensemble de l'humanité, ne se posent pas ce genre de questions. Mais elle existe et elle doit être pris au sérieux. Cela reste donc une question ouverte.


Question : Et comment accorder une telle société avec le reste du monde ? Quel serait le rôle du ministère des Affaires Etrangères ?


Réponse : On a 3 types de relations avec le monde extérieur :

  • économiques (englobant le commerce ainsi que les prêts et les dettes contractés)

  • diplomatiques

  • politiques

Pour faire simple, je dirais sous forme de boutade que l'économie c'est vendre au maximum et acheter au minimum, la diplomatie c'est de conseiller les autres alors que la politique c'est esquiver les conseils des autres.

Dans un monde assaini (et il faut qu'il le soit), les dettes seraient effacées. Par suite, notre holocratie ne serait absolument plus concernée ni par les prêts ni par les emprunts. Pour ce qui est du commerce, ce serait forcément du troc (car il n'y aurait plus de convertibilité entre la monnaie des autres et la nôtre). Quant aux questions diplomatiques et politiques, comme pour la Défense, une ligne de conduite doit être trouvée en ce qui les concerne en accord avec l'esprit holocratique.


Question : Et pour conclure ?


Réponse : Il me paraît important d'ajouter que ce qu'on entend par « voix du peuple » en holocratie n'a pas grand chose à voir avec le communisme. Car en holocratie il n'existe pas d'appareil d'Etat représentant la « voix du peuple ». C'est, au contraire, l'expression directe de l'ensemble de la population.

Alors, les détracteurs d'un tel système « égalitariste » pensent que la majorité n'a pas forcément raison et qu'elle est plutôt incompétente pour beaucoup de questions. Ce à quoi je répondrais que le peuple est suffisamment compétent pour donner son avis sur ce qui le concerne. C'est pourquoi, il est nécessaire de pondérer chaque vote populaire selon le degré de « proximité » ou de pertinence qu'un sujet donné a pour lui.

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