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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 17:02
 

14 juillet, jour de Fête Nationale.

Le 14 juillet 1789, c'est la prise de la Bastille, symbole qui marque la fin de l'Ancien Régime et le début de la Révolution Française. C'est la fin de la société d'ordres et de privilèges.

Finis les comtes, les ducs, les marquis, les barons... fini le roi et sa cour. Désormais, nous sommes tous des citoyens libres et égaux en devoirs comme en droits. Quel pas prodigieux a été franchi là !

La veille encore, personne n'osait y croire. Les Montesquieu, les Rousseau, Talleyrand ou autres Voltaire s'étaient pourtant évertués à faire, chacun à sa manière, la lumière auprès de ceux qui voulaient bien les entendre. Mais, ils avaient sans doute été considérés par leurs pairs comme de « doux rêveurs » aux idées un peu loufoques et, de toute façon, irréalisables. Vous pensez bien ! Vouloir que cesse le despotisme et que les braves gens sortent de leur condition misérable...

Et pourtant, cela s'est fait, et voilà que nous vivons, grâce à eux, en démocratie (« gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », ainsi que cela est gravé dans notre constitution dont on peut lire le début ici* ).

Alors, bien sûr, cela ne s'est pas fait sans effusion de sang. Ça a même été brutal et sanglant, voire barbare. Et pourquoi donc ?

Je suis d'avis que les braves gens sont d'autant plus barbares, quand ils se déchainent, qu'ils avaient été incrédules quand on leur expliquait que leur avenir était entre leurs mains. S'ils avaient simplement marché, à la manière de Gandhi, la tête haute, déterminés et sûrs de leur bon droit, l'événement serait resté tout aussi puissant, voire plus, en tout cas, il aurait été pacifique.

Mais, on ne refait pas l'histoire...

Par contre, on doit s'en souvenir, afin de ne pas retomber dans les mêmes travers.


Or, à présent que nous sommes dans notre chère démocratie, tous libres et égaux, tous frères ou presque, que nous manque-t-il donc pour être heureux ? N'avons-nous pas obtenu ce que nous voulions ? Ne sommes-nous pas débarrassés de la tyrannie du tout-puissant qui nous oppresse et nous opprime ?

Vous me direz : « en théorie oui, mais dans les faits... ».

Mais alors, qu'est-ce qui cloche ? Nos chers et brillants penseurs des Lumières n'ont-t-ils pas assez bien travaillé ?

Ne leur jetons pas la pierre. Le progrès qu'il nous ont fait faire a été considérable. Mais, à présent, il faut faire un nouvel effort, mener une nouvelle réflexion. Il est temps (s'il n'est pas déjà trop tard) de se diriger vers quelque chose qui ressemble à l'holocratie...


* Préambule de la Constitution de la Cinquième République française

Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004.

En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d'Outre-Mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique.

 

I. DE LA SOUVERAINETE

Article 1er

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

2

La langue de la République est le français.
L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
L'hymne national est la Marseillaise.
La devise de la République est Liberté, Égalité, Fraternité.
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

3

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.

4

Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

Ils contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au second alinéa de l'article 1er dans les conditions déterminées par la loi.

La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation.

II. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

5

Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.

Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.

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