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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 19:17

Un grand yogi occidental (belge) du XXe siècle, André van Lysebeth, nous explique ce qu'est la réincarnation au travers d'une petite parabole de son cru que je transpose ici.

Pour Lysebeth, la conscience est vue comme une « substance mentale » ou « substance pensante » et apparaît comme un récepteur ou capteur au même titre que les autres sens dont on est familier (vue, ouïe, odorat, toucher, goût). Et cette considération va de pair avec la notion de réincarnation.

Car, en effet, ce qui se réincarne – si quelque chose il y a – ne peut être aucun des éléments qui constituent notre corps, mais plutôt ce truc qu'il dénomme de façon intentionnellement floue « substance ».

En tant que yogi, Lysebeth a étudié cette substance sous ses facettes les plus subtiles (les moins perceptibles pour un sujet pas ou peu entrainé) et il nous donne sa conclusion sous forme de parabole que je me permets d'adapter dans les lignes qui suivent.

 

Les membres d'une tribu, vivant paisiblement sur une île coupée de tout contact avec le monde technologique que l'on connait, découvrent un jour sur la plage une malle dans laquelle se trouvent des objets qu'ils n'avaient jamais vus auparavant. Parmi ces objets, il y a un poste de radio qui – ô miracle – fonctionne quand on appuie sur le bouton marche. Evidemment, c'est par hasard, en tripotant un peu partout, qu'ils ont réussi à faire marcher l'appareil et, après avoir fait tourner des boutons en tous sens, ont même fini par tomber sur une station émettant des bulletins météo dans une langue qui leur est familière.

L'homme qui se trouvait dans cette boite étrange devait être très petit et, on peut le comprendre, très à l'étroit. Mais il ne s'en plaignait pas et semblait plutôt à l'aise dans sa façon de s'exprimer. Le seul petit inconvénient était qu'il semblait totalement les ignorer. Il annonçait le temps qu'il ferait les prochains jours et ne voulait pas répondre à leur questions.

Il se trouve, cependant, que ce que racontait le petit bonhomme en boite la veille se réalisait le lendemain. Et c'est ainsi qu'il gagna le respect des autochtones qui, du coup, l'écoutaient avec de plus en plus d'attention. Jusqu'au jour où les piles de l'appareil s'usèrent.

Ce jour-là, les amis de la boite étaient tristes d'avoir perdu un ami fidèle et dévoué. Ils l'enterrèrent avec tous les honneurs dus aux être chers et continuèrent longtemps après ce jour funeste à parler de lui.

Le temps passa. Puis un autre événement marqua l'histoire de notre tribu. Un homme avec une malle semblable à la première avait également échoué sur leur plage. Il fut secouru comme il se doit, car nos amis ont bon cœur, et en guise de récompense reçurent en cadeau tous les objets qui se trouvaient dans la malle du naufragé. Et, comme par hasard, dans cette malle aussi se trouvait un poste radio que son propriétaire a allumé et réglé de manière à capter la station la plus proche : celle qui annonçait la pluie et le beau temps dans leur région.

Quelle ne fut pas leur joie et leur étonnement d'entendre à nouveau cette voix qui leur était devenue familière. Leur ami avait ressuscité.

Notre concitoyen, plus habitué des choses techniques, voulut leur expliquer que la voix qu'ils entendaient ne venaient pas de cette petite boite mais d'ailleurs et qu'elles était transportée par des ondes électromagnétiques que l'appareil savait restituer en les transformant en ondes sonores. Mais, voyant l'air incrédule de ses interlocuteurs, il finit par renoncer à ses explications.

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Published by Dragan Matic
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