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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 09:03

« there is no alternative »

« there is no alternative »

« there is no alternative »

« there is no alternative »

 

Rentre-toi bien ça dans le crâne. Il n'y a pas d'alternative. Tu es pris dans une embuscade. Un guet-append. Tu es dans un cul-de-sac et tu ne peux pas en réchapper. C'est comme ça. Tu dois payer. Que ce soit pour les grecs ou pour les OGM ou pour les pesticides ou pour les cracks boursiers ou pour toutes les conneries qu'ils savent si bien nous faire, il faut raquer.

Et puis, il y a les menaces extérieures : les chinois qui ont de plus en plus de pouvoir, les indiens qui s'y mettent doucement, les américains, de toute façon, et puis la menace des pays islamistes, sans oublier que les russes tiennent à jouer un rôle dans cette gué-guerre qui peut vite se transformer en guerre tout court. Tout ça, c'est pas fait pour nous rassurer.

Alors, face à ses puissances menaçantes (il y en a d'autres encore qui ne tarderont pas à montrer le bout de leur nez), tu veux te réfugier sous l'aile protectrice et bienveillante de Mme Merkel, puisque l'Europe, c'est elle. Et tu dois raquer, puisqu'elle l'a dit.

 

Que vont faire ces pauvres grecs qui n'acceptent pas d'être sous le joug de l'Europe Merkelienne ? Vont-ils se rallier aux russes pour leurs échanges commerciaux ? Ou pourrait-on imaginer une sorte de plan Marshall qui leur viendrait en aide du Proche-Orient ? Parce que, les occidentaux, ils ne feront rien (trop américanisés, c'est-à-dire, sous l'influence directe du diktat des organismes financiers basés aux US).

Tu me diras, parce que tu as tes soucis aussi, « les grecs, c'est pas mon problème ». Mais, petit à petit, ça nous tombera dessus. L'étau se resserre. En tant que Nation, nous devenons de plus en plus insignifiants et les décisions se prennent au-dessus de notre tête …

 

Mais, il n'y a pas d'alternative. Tu as signé. Et même si tu ne l'as pas fait, d'autres l'ont fait pour toi. Même quand tu as été contre, ils ont trouvé un moyen de mettre en place cette déliquescence qu'on vit aujourd'hui.

Alors ? Faut-il chercher un bouc émissaire ? Quelqu'un sur qui on peut taper pour se défouler ? Tu crois que ça ira mieux après ? Ou faut-il, de désespoir, voter pour l'extrême droite ? Que faire, en effet ?

 

Rappelle-toi le jeu de Monopoly. Très vite, il se crée un déséquilibre, et il y a, d'un côté, les très riches et, de l'autre, les pauvres qui, faute d'argent, sont obligés de s'arrêter de jouer.

Quand il s'agit d'un jeu, c'est pas grave. Mais quand c'est ta vraie vie et que tu te retrouves sur la paille, il faut se poser des questions. Est-ce qu'on veut accepter de jouer ce jeu pour de vrai, au quotidien ? C'est ça, la vie ? Enfoncer son voisin pour survivre ? C'est ça, être civilisé ?

 

Non.

Moi, je refuse de cautionner un tel monde. Je refuse en bloc le monde tel qu'il est. Je ne suis pas de ce monde. Je ne suis pas de cette économie-là.

Alors, est-ce que ma position améliore le situation globale ? Sans doute pas. Mais, si nous sommes nombreux à manifester notre refus, il pourrait se passer des choses. Et, crois-moi, il n'y a que si on s'y met tous que les choses changeront. Il n'y a pas d'alternative.

 

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Published by Dragan Matic
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