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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 13:22

Les occidentaux qui voyagent en Afrique sont frappés par le rythme de vie des autochtones. Quelquefois, ils parlent de leur extrême lenteur pour les critiquer – parce qu'ils ne sont pas servis assez vite –, et d'autres fois ils admirent, avec une pointe de jalousie, ces africains qui marchent cependant que nous, on court.

 

Cela fait près de 20 ans que je vis dans un petit village, loin des villes, alors que j'ai passé 30 ans de ma vie à Paris. Quand il m'arrive de revenir dans la capitale, je suis frappé par cette ruche humaine qui fourmille en tous sens, sans prendre le temps de souffler. Et je pense alors que j'ai été comme ça et que, moi aussi, à l'époque, je courais sans cesse. Et je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec ces voyageurs qui visitent l'Afrique.

 

J'ai un collègue de bureau qui vient d'un pays lointain et qui dit : “Moi, je suis ici en vacances. Il se trouve que le matin, je me lève pour aller bosser. Mais avant et après, je suis libre et je visite.”

Depuis, moi qui suis, comme lui, étranger partout, j'ai pris le parti également de me considérer, avant et après le boulot, comme étant en vacances. Je m'arrête en chemin pour regarder le vol majestueux d'un milan ou d'une buse, ou admirer un renard qui court se cacher derrière un talus ou des biches qui paissent innocemment dans les champs. Et puis je prends en photo le coucher ou le lever du soleil quand ses reflets dans le ciel donnent des couleurs chatoyantes. J'admire, en hivers, la neige qui recouvre les bois et les champs pour nous plonger dans un monde féerique et, au printemps, la vie qui prend ses couleurs les plus vives pour nous éblouir. Quand il pleut et que je suis à l'abri, au chaud, je regarde la terre se gorger d'eau. Et quand le soleil brille, tel un lézard, je me gave de ses rayons …

 

Pourquoi ne fais-tu pas comme moi ? Pourquoi courir ?

Celui qui court appauvrit celui qui marche tout en enrichissant celui pour qui il court. Et, crois-moi, tu peux imaginer ce que tu veux, mais tu ne cours ni pour toi ni pour les tiens. Tu cours pour ton patron. Alors, prends le temps. Crée-toi ton paradis là où tu es. Change ton regard sur les choses qui se trouvent autour de toi et tu verras. Ça ira déjà beaucoup mieux.

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Published by Dragan Matic
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