Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 18:04

Nul n'est parfait, nous dit l'adage. Ni toi ni moi ni tes parents ni les miens ni ceux que tu respectes le plus au monde ni ceux que, moi-même, je respecte le plus profondément. Même l'homme qui s'appelait Moïse ou celui qu'on appelait Bouddha, ou Jesus ou Mahomet ; même les plus sages d'entre tous n'ont pas été parfaits. Qu'est-ce qu'être parfait, d'ailleurs ?

Parfait dans l'absolu n'existe pas. Il existe des actions parfaites pour des situations données et pour des gens donnés. Mais, être parfait pour tous dans tous les cas, c'est au-delà de l'humain. C'est pourquoi, nul n'est parfait : aucun être humain.

 

Or si tu décides, toi l'imparfait, d'idolâtrer un sage pour le placer à un rang qui serait au-delà de l'humain, tu suis un chemin de pécheur soumis. En soi, il n'y a rien de mal à ça, mais c'est un chemin qui te place en porte-à-faux vis-à-vis de tes semblables. Car tu vas adorer ton idole et, dans le même temps, tu vas mésestimer tous ceux qui ne l'adorent pas et carrément haïr ceux qui en disent du mal.

Et c'est toi, uniquement toi, qui es dans cette situation. Ton idole n'a pas ce problème. Et les gens qui disent du mal de lui, non plus. Ton idole est au-dessus de ça et les médisants, à côté. C'est toi qui vis mal une situation dans laquelle tu t'es mise tout seul (ou avec l'aide de ceux qui t'ont suggérer de le faire).

 

Dans le bouddhisme, on dit : “si tu vois le bouddha, tue-le”.

Alors, évidemment, il ne s'agit de tuer personne (d'ailleurs, le bouddha est déjà mort), mais c'est juste pour te rappeler que rien ne devrait être sacré. Autrement dit, si dans ton esprit le sacré subsiste, ce sont des chaines supplémentaires que tu te mets. Libre à toi de les garder. Elles sont peut-être un réconfort pour toi. Mais si tu veux aller plus loin dans la voie spirituelle, il faudra en passer par le “tuer le bouddha”.

Au fond, c'est comme ce que les psy entendent par “tuer le père” afin de devenir pleinement un homme (faut pas le tuer en vrai ; juste arrêter de le regarder comme une icône).

 

Tout ça n'empêche pas de respecter profondément ton père. Et puis aussi celui que tu places au rang de dieu.

Mais de “tuer le bouddha”, c'est un grand pas, un pas gigantesque qui nous permet de vivre ensemble.

Partager cet article

Repost 0
Published by Dragan Matic
commenter cet article

commentaires