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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 18:15

Les entreprises françaises ont, dans l'ensemble, une structure plutôt archaïque. La preuve en sont ces suicides qu'on relate régulièrement aux infos. Et nous savons tous :

Article 1 : le chef a toujours raison

Article 2 : si on constate que le chef a tort, se référer à l'article 1.

Nous avons été élevés pour obéir et nous en remettre à notre supérieur. Nous ne prenons aucune décision sans en référer à notre hiérarchie.

C'est ce que les américains appellent la structure top-down. Les informations circulent de haut en bas. Ces informations ne peuvent donc être que des directives, des ordres, des requêtes, etc. Autant de choses qui arrivent aux échelons inférieurs comme des charges de travail qui vont en s'alourdissant et en augmentant le stress de celles et ceux qui les reçoivent.

Un modèle américain récent, appelé holacratie (holacracy), nous propose une structure plus avenante que la pyramide classique ; elle est plutôt représentée par des cercles. Chacun de ces cercles définit une couche de gestion spécifique dans l'entreprise, avec la particularité d'avoir en son sein des membres des couches adjacentes. Ces membres distingués font partie intégrante de deux cercles et prennent des décisions inhérentes aux deux groupes et ont, en quelque sorte, un rôle d'ascenseurs qui monteront ou descendront l'information d'un cercle à l'autre. Par ailleurs, dans un cercle donné, le rôle de chaque employé est librement défini, dans la mesure où il sert le projet que l'entreprise se propose de réaliser.

Alors, les couches hiérarchiques n'en sont pas gommées pour autant, puisque les cercles eux-mêmes ont une position top-down, mais une grande souplesse est apportée à l'ensemble. Et les informations véhiculées ne sont plus simplement du style fais-moi ça pour demain, mais également ce ne sera pas prêt pour demain car il manque ceci ou cela.

Il est clair que, d'adopter un tel modèle, est un grand progrès social par rapport à la pyramide classique. Mais, il faudrait aller plus loin. Par exemple, on ne discute pas de la pertinence du produit à réaliser ; on ne discute pas du salaire des employés ni de la répartitions des bénéfices … cela ne fait pas partie de la structure.

Quand on en sera là, l'holacratie se rapprochera de l'holocratie. Quand ce petit "a" se transformera en "o", je serai le premier à m'en réjouir.

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Published by Dragan Matic
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